23/01/2019

ma pilule chérie

 
Aujourd'hui, j'ai décidé de partager avec vous un sujet qui me touche et m'a grandement travaillé durant toute l'année dernière. Sujet sensible, sujet personnel, sujet dérangent et surtout effrayant. Car fin 2017 après mon test de routine chez ma gynécologue, on m'a dépisté des anormalités et j'ai donc dû procéder à des examens complémentaires au CHUV (hôpital). Je n'ai pas eu une grande explication de mon ancienne gynécologue à part le fait que c'était simplement un contrôle plus approfondi qu'elle ne pouvait pas réaliser elle-même.
 
A l'hôpital, je n'avais pas été informée de ce que l'on allait réaliser comme examen et je suis restée honnêtement dans le flou durant un petit moment. Lors de ma consultation, on m'a expliqué sur le moment que je devais effectuer une colposcopie (prélèvement au niveau du col de l'utérus). Je n'ai donc pas eu le temps de réaliser ce qui allait se passer et donc d'angoisser. Les jours précédents, mon angoisse était plutôt de comprendre pourquoi je devais faire des contrôles complémentaires. Très honnêtement,  je n'ai pas senti grand chose lors de mes colposcopies mais plutôt un inconfort après et une fatigue (post-stress?).
 
Les résultats sont tombés quelques jours plus tard; j'ai une dysplasie cervicale avancée
 
Cette dernière se caractérise par une modification anormale des cellules qui constituent la surface du col utérin. Il s’agit d’un état précancéreux, qui peut précéder un cancer invasif de plusieurs années. A ce stade de la maladie, il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas d’un cancer, mais d’une lésion formée par ces cellules anormales. Le plus souvent, une lésion dysplasique se résorbe spontanément : elle diminue de taille ou disparaît complètement. Mais elle peut aussi progresser vers un cancer. - source
 
Le médecin m'explique que cette dysplasie peut se résorber d'elle-même mais que s'il n'y a pas de progrès dans les douze prochains mois au maximum (avec des contrôles réguliers), il sera obligé d'opérer. Bien évidemment, ma première question a été de savoir si je pouvais faire quelque chose et ce dernier m'a répondu par la négative. Il n'avait aucune réponse, solution, conseil, altérnative, rien, nada.
 
Bien que je crois en la médecine moderne, je me tourne également souvent du côté des médecines alternatives et j'ai donc commencé à faire des recherches dans ce sens avec l'aide d'une naturopathe. La première chose que j'ai lu/entendu dans plusieurs revues, blogs spécialisés, podcasts, etc., était que l'arrêt de la pilule était grandement conseillé.
 
L’utilisation prolongée de contraceptifs hormonaux pris sous forme de pilule, d'implant, de patch ou de stérilet hormonal a également un impact ; le risque d'apparition du cancer du col de l'utérus augmente avec la durée d'administration du traitement par contraceptifs oraux. Ce risque diminue à l'arrêt de la pilule contraceptive pour devenir quasiment nul dix ans après l'arrêt du traitement.
- source
 
Ma naturopathe a immédiatement validé mon choix d'arrêter mon contraceptif hormonal d'où ma question ; mais pourquoi aucun médecin ne m'a rien dit ? L'explication ci-dessus est quand même citée sur un site de la recherche contre le cancer et non d'un site hippie alternatif... Je dois avouer qu'il y a quand même quelque chose qui m'échappe.
 
J'ai également pratiqué des tests sanguins évaluant mes éventuelles carences, le but étant d'éradiquer tous types d'inflammations dans mon corps afin que ce dernier puisse se guérir.
 J'ai notamment découvert que j'étais intolérante au gluten et au lactose. Je vous ferais un article séparé pour vous expliquer en détails ce sujet car je pense qu'il peut concerner et intéresser beaucoup de personnes.
 
L'arrêt de contraceptifs hormonaux
 
Cela fait maintenant plus d'une année que j'ai arrêté tous contraceptifs et je n'ai jamais fait de meilleur choix de ma vie. Cependant, cela n'a pas été facile dès le départ car plusieurs aspects rentraient également en compte.
 
Premièrement, la question de la contraception. En effet, cela fait maintenant six ans que je partage ma vie avec mon #futurhubby et bien qu'il soit toujours un grand soutien dans mes décisions, il a été un peu retissant au tout début. Il ne comprenait pas l'impact que cette chose pouvait avoir sur moi et mon corps et je ne le blâme aucunement car personne ne nous dit réellement ce qu'est un contraceptif hormonal; un poison qui met votre corps en ménopose. Oui vous le lisez correctement ménopause. Car non, vous n'avez plus vos règles sous pilule (vous avez des saignements qui ne sont que des règles artificielles, vous n'ovulez plus car vous n'avez plus de cycle menstruel. Notre corps ne fonctionne donc plus naturellement pendant plusieurs années, pour ma part plus de 10 ans et pour d'autres encore plus. Cela fait également réfléchir à d'autres sujets comme les problèmes rencontrés par les femmes de notre génération à tomber enceinte.
 
Les effets & conséquences
 
Dès l'arrêt de mon contraceptif, mes pensées sont devenues plus claires (moins de perte de mémoire), moins de crises prémenstruelles, ma libido est montée en flèche et je me suis sincérement senite moi-même dans mon corps comme une libération.
 
Cependant et pour être totalement honnête, je vais également vous dire que même après plus d'une année d'arrêt, mes règles ne sont toujours pas encore régulières.  Durant les premiers mois, mes hormones étaient en vrac (bonjour la déprime). Je sais également que certaines femmes ont un peu d'acné les premiers temps. Mais même après cela, je sais avec certitude que je ne prendrais plus jamais ce genre de contraceptifs.
 
Lors de l'un de mes contrôles à l'hôpital, j'ai expliqué que j'avais arrêté mon contraceptif hormonal et le médecin m'a uniquement répondu surpris; "Mais vous savez que si vous ne prenez plus de pilules, vous pouvez tomber enceinte!?" - Je ne sais pas s'il faut en rire ou en pleurer et je ne veux pas jeter la pierre au corps médical car j'ai maintenant trouvé une gynécologue géniale qui est à mon écoute. Je trouve simplement dommage que nous devions passer par certaines étapes compliquées alors que ces informations sont à disposition et qu'elles peuvent avoir de grandes conséquences.
 
Après donc plus d'une année d'examens, les résultats finaux sont tombés à la fin 2018, ma dysplasie a complétement disparu. La libération.
 
Je veux être clair sur le faite que je n'explique pas la disparition de cette dernière par l'arrêt simple de mon contraceptif hormonal (bien que j'en sois personellement convaincue) et que je ne suis en aucun cas médecin. Je relate simplement MON vécu et MON ressenti. Je souhaiterais simplement que mon histoire puisse inciter des personnes à se renseigner sur les diverses possibilités présentes. Je vous rappelle également mesdames (et messieurs), qu'il y a d'autres moyens de contraception sur le marché qui ne contiennent pas d'hormones. Cela étant dit, c'est votre choix et je ne permetterais jamais de juger les décisions des autres. J'aimerais simplement que les informations sur les différentes possibilités soient à disposition de tout le monde et surtout partagées par les médecins.
 
Je vous souhaite à toutes une très belle fin de semaine! 

Des becs - Fiona